Solidarité Mondiale contre la Faim

Les Cinq Doigts

 LES CINQ DOIGTS à Houeto-Fifonsi (Bénin)

01.01.BJ

 

Transformation du manioc en gari et tapioca

Unies entre elles comme les "CINQ DOIGTS" de la main, ce groupement féminin de Houéto-Fifonsi a en 2001, proposé un projet de transformation du manioc et sollicité SMF pour disposer d'un terrain, d'un bâtiment et du matériel propres à faire fonctionner un atelier de mouture pour le gari et de cuisson pour le tapioca.

Les dames du groupement féminin Les Cinq Doigts ont adhéré à SMF, via le CERIDAA, en 1998 et une délégation de SMF a pu les rencontrer, à Abomey-Calavi en juillet 2000. C'est là qu'elles ont timidement fait part de leur difficulté à maintenir leur activité de production de gari et de tapioca, faute de local et de matériel autre que manuel. De là est partie l'idée d'un projet d'atelier de transformation du manioc fixe et stable à Houéto-Fifonsi. Le dossier a été transmis à SMF en décembre 2000, et en octobre 2001, le projet était considéré comme éligible. Le financement aurait pu intervenir début 2002, mais le groupement a été victime d'une réorganisation foncière fort autoritaire de la municipalité, lequel a exilé 14 de ses membres sur 23 hors de la ville. Bien que toutes les animatrices soient restées sur place, la vie du groupement a été désorganisée pendant plusieurs mois, et il a fallu s'assurer que le projet pouvait être maintenu avec cet effectif réduit, quoique encore conséquent.

Le financement a été effectué en 2002 et 2003. SMF  a contribué pour 4.573,47 € à l'achat d'un terrain, la construction d'un magasin de 2 pièces, l'achat d'une râpeuse-presseuse, d'équipement de transport (pousse-pousse, bicyclette), de petit matériel (bassines, marmite, paniers, houes, coupe-coupe). Les membres des Cinq Doigts ont ajouté 846.000 F CFA (1.289,72 €) de contribution propre. 

 

Ces femmes ont rencontré des difficultés pour leur approvisionnement en manioc cette denrée étant devenue rare en raison d'une forte demande de la part d'un brasseur (transformation du manioc en alcool). Elles ont trouvé un champ pour cultiver leur propre manioc mais à 10 km de leurs résidences d'où l'obligation de louer des motos pour se déplacer, ce qui n'a pas pu perdurer.

Ensuite, les femmes ont dessouché un champ loué et ont cultivé l'ananas qu'elles vendent au marché de Cotonou.

Malgré tous ces déboires, le groupement est resté fidèle à SMF et a remboursé petit à petit le partie prêt de leur financement.

 

Mis à jour le 07/12/2021

Une partie du groupe rencontrée en septembre 2006